Que cherchez-vous ?

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23 décembre 2013
Temps de lecture : 2 minutes

Parlez-vous oiseau?

Le chameau blatère, la sauterelle stridule et la souris chicote. Mais que disent-ils, exactement? C’est ce qu’on apprendra grâce à l’exposition Charabia animal: sous-titré pour les humains, présentée au Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke, dès la mi-février.

«Cette exposition, qui se divise en quatre modules, est l’une des plus interactives que nous ayons jamais conçues, se réjouit Katy Crépeau, spécialiste de la communication scientifique, qui a collaboré au projet. Pour nous, l’interaction était un critère important, non seulement parce qu’elle va de pair avec le thème de la communication, mais aussi parce que la satisfaction de la clientèle est étroitement liée à son degré d’échange avec les installations, comme vient de le démontrer un sondage réalisé par le musée ontarien Science Nord.»

Quelques exemples: dans le module sur la séduction, le visiteur aura pour mission de deviner quel animal se cache derrière chaque déclaration d’amour. Dans la zone traitant des réactions au danger, il pourra découvrir comment les chiens de prairie ou les singes vervet signifient à leurs congénères la présence de divers prédateurs. Ou encore, dans la section intitulée «Connexion», imiter la danse des abeilles! Le quatrième et dernier module, qui porte sur les interactions entre les humains et les bêtes, fera quant à lui entrer dans l’univers d’un dresseur d’animaux de cinéma, d’un éleveur de chiens guides et d’un thérapeute équin, par le truchement de capsules vidéo. «Et puis, tout au long du parcours, des sons d’animaux se déclencheront automatiquement sur le passage du visiteur», indique Marie-Claude Letarte, qui a dirigé la production de l’exposition.

Les apprentis éthologues pourront également tester leurs connaissances grâce à un jeu interactif. «Ce jeu est constitué de deux écrans reliés entre eux. Le premier interlocuteur devra choisir entre six types de messages. Pour chacun d’eux, il sélectionnera une ‘‘langue’’, c’est-à-dire un animal, explique Katy Crépeau. Ce pourrait être ‘‘tu me plais’’ à la manière d’un manchot ou ‘‘j’ai faim’’ à la manière d’un bébé merle.» Puis le second interlocuteur  recevra une vidéo sous-titrée («pour éviter tout malentendu!» précise Marie-Claude Letarte) montrant l’animal en train de communiquer son message; il devra ensuite faire connaître sa réponse.

En plus d’être hautement interactive, l’exposition se veut multisensorielle. Car les animaux ne s’expriment pas seulement par des sons ou des signes; ils utilisent aussi le langage du toucher ou laissent des messages olfactifs. «Lors­qu’un chien renifle les déjections d’un autre chien, c’est un peu comme s’il consultait son profil Facebook!» illustre Katy Crépeau. Le premier tableau présenté aux visiteurs met d’ailleurs en scène un chien en train d’uriner sur un lampadaire ayant, à côté, un tas d’excréments… de même que la «fiche signalétique» de son auteur.
De quoi nous rappeler de prendre garde où poser les pieds!
Charabia animal: sous-titré pour les humains, au Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke, du 12 février au 1er septembre 2014.
www.naturesciences.qc.ca

Autres rendez-vous
Une nuit au musée
Vous cherchez un endroit hors du commun pour célébrer l’arrivée de la nouvelle année chinoise? Rendez-vous au Musée canadien de
la nature, à Ottawa, pour la prochaine édition de l’événement mensuel Nature Nocturne. Au programme: musique électronique aux accents de C-pop, bouchées et cocktails sur le thème du cheval (l’année 2014 étant sous l’égide de ce signe astrologique chinois) et, bien sûr, visite des galeries.
Nature Nocturne, Musée canadien de la nature, 24 janvier, 20 $.
Réservé aux 19 ans et plus.
www.nature.ca

Pimpants ponts
En attendant la construction du futur pont Champlain, l’École de technologie supérieure invite les élèves du secondaire et du cégep à relever le Défi PontPop. Le concours, qui en est à sa
12e édition, consiste à concevoir un pont en n’utilisant que des bâtons de Popsicle, des cure-dents, de la soie dentaire et de la colle blanche. Les prototypes seront d’abord jugés selon des critères esthétiques, puis devront être soumis au test de la presse hydraulique. Lors des éditions précédentes, certains ponts ont supporté des charges supérieures à 1 500 kg, soit le poids
d’une petite berline!

Défi PontPop, École de technologie supérieure, 22 février (pour les étudiants
du cégep) et 24 février (pour ceux du secondaire), entrée libre.
pontpop.etsmtl.ca

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