Photo: Rémi Boucher
Il y a 10 ans, à l’initiative du parc national du Mont-Mégantic, de scientifiques et de citoyens, la région de Mégantic se plongeait dans le noir pour mieux voir les étoiles.
Pour atteindre le sommet du mont Mégantic, cette nuit-là, nous suivons un chemin éclairé par de petits ronds et étoiles phosphorescents, dispersés çà et là au sol, qui nous guident dans la pénombre. Ici, pas d’éclairage superflu. Tel un bien précieux, l’obscurité est préservée pour laisser toute la place aux astres. Et c’est réussi : le ciel est un spectacle où la Lune scintille au milieu des étoiles.
Nous sommes dans la réserve internationale de ciel étoilé (RICEMM), dont le cœur est situé dans le parc national du Mont-Mégantic. Elle a été la toute première dans le monde, en 2007, à obtenir ce statut décerné par l’International Dark Sky Association, un organisme à but non lucratif créé il y a une trentaine d’années pour contrer la pollution lumineuse. Ce phénomène est causé par la présence de lumière artificielle si importante qu’elle fait « disparaître » les étoiles. Alors qu’il existe présentement 11 réserves de ce type dans le monde, la RICEMM reste la seule en Amérique. S’étirant sur 5 275 km 2 , elle comprend les villes de Lac-Mégantic et de Sherbrooke, ainsi qu’une trentaine de municipalités.