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Un nombre record de professionnels des sciences et des technos se présentent aux élections de mi-mandat.
Joseph Kopser projetait de faire le saut en politique. Mais pas tout de suite. Pas à 47 ans, au faîte d’une carrière florissante comme entrepreneur dans le domaine des technologies. Le climat politique aux États-Unis ne lui a toutefois pas laissé le choix. « Je ne peux plus rester sur les lignes de côté. Il y a trop de problèmes à régler, plus particulièrement celui de la rhétorique antiscience qui perdure et nuit à l’avenir de notre pays. Je veux faire partie d’une nouvelle génération de leaders qui gouvernera en fonction des faits et des résultats de la recherche, et non selon la partisanerie et la petite politique », déclare cet ingénieur en aérospatiale qui briguera le siège de représentant du 21e district du Texas au Congrès américain le 6 novembre prochain.
Il fait partie d’une vague sans précédent de candidats ayant fait carrière en science et en technologie qui se présentent aux élections de mi-mandat 2018 sous la bannière démocrate. Certains visent le Sénat ou le Congrès, d’autres convoitent un mandat de gouverneur ou de législateur dans leur État ou encore souhaitent représenter une instance locale.
Ces scientifiques partagent à peu près tous les mêmes motivations à se lancer dans l’arène politique − et elles ne manquent pas.