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Comprendre les concepts-clés de l’intelligence artificielle en six définitions.
Intelligence artificielle
Grand défi que de définir ce concept, qui ne fait pas consensus dans le milieu scientifique. Reprenons donc les mots d’un ancien professeur du Massachusetts Institute of Technology, Marvin Minsky, qui définissait l’intelligence artificielle (IA) comme suit : « La construction de programmes informatiques capables d’accomplir des tâches qui sont, pour l’instant, accomplies de façon plus satisfaisante par des êtres humains. » C’est lui et son collègue John McCarthy qui ont inventé l’expression « intelligence artificielle » en 1956.
Intelligence artificielle générative
« Produis une image représentant un chien poilu se baladant dans une ville post-apocalyptique. » C’est avec ce type de requête qu’on interagit désormais avec les outils d’intelligence artificielle générative, comme ChatGPT ou Dall-E. Ces outils apprennent, grâce à des informations glanées sur le Web, à générer du contenu inédit, que ce soit du texte, du code ou de l’image.
Faites attention : ces modèles auront parfois tendance à halluciner, c’est-à-dire qu’ils présenteront des réponses fausses (comme affirmer que le ciel est jaune) avec un peu trop de conviction. Cela survient parce que l’outil est conçu pour donner la réponse la plus probable statistiquement à toutes les requêtes… sans se préoccuper de la vérité.
Réseau neuronal
Ainsi nommés car ils s’inspirent du fonctionnement du cerveau, les réseaux neuronaux apprennent par « couches ». Disons, par exemple, qu’on fournit au système la photo d’un caribou dans la forêt boréale. La première couche reconnaîtra les lignes droites, puis transmettra le résultat de son analyse à la seconde couche, qui recensera les courbes, et ainsi de suite en cumulant les informations de plus en plus abstraites jusqu’à obtenir une réponse à la question : « qu’est-ce qui se trouve dans cette image ? ». La machine aura préalablement développé la technique la plus efficace pour ses analyses, par l’apprentissage automatique.
Les grands modèles de langage, comme ChatGPT, sont formés de réseaux neuronaux et entraînés avec du texte plutôt qu’avec des images.
Apprentissage automatique
C’est là que se passe la magie de l’intelligence artificielle. Alors qu’en programmation traditionnelle, un être humain donne des instructions précises à la machine (fais ceci, puis cela), une IA devra créer elle-même le processus la menant à un but donné. Les principales méthodes d’apprentissage sont :
- Par renforcement : on donne un but précis à la machine et on la laisse apprendre par essai-erreur, sa motivation étant d’accomplir sa mission. C’est la méthode utilisée pour entraîner Alpha Go, qui a fait les manchettes en 2015 en remportant un match contre un joueur professionnel de go.
- Supervisé : on fournit à la machine des informations annotées, comme des photos accompagnées d’une étiquette indiquant ce que celles-ci contiennent.
- Non supervisé : l’information fournie à l’algorithme n’est pas classée, et celui-ci doit découvrir par lui-même ce qu’elle contient et les liens à créer.
Mégadonnées
Si les humains ne peuvent vivre sans boire ni manger, les IA ne sont rien sans les mégadonnées. Publications dans les forums, photos diffusées sur Instagram, livres numérisés… rien ne résiste à l’appétit de ces Pac-Man modernes. La performance des IA augmente grosso modo avec la quantité de données qu’on leur fournit, donc quand il y en a plus, on en veut encore !
Types d’intelligence artificielle
On classe les capacités des modèles d’IA en trois catégories.
- Faible ou spécialisée : ce sont les outils que nous connaissons aujourd’hui. Ils accomplissent des tâches selon un contexte précis. Ainsi, une voiture autonome ne pourra pas générer du texte.
- Forte ou générale : c’est une IA qui serait capable d’égaler les humains en toutes choses, y compris la capacité de ressentir des émotions. C’est d’elle que se méfient de nombreux acteurs du milieu.
- Superintelligence artificielle : on entre là dans le domaine de la science-fiction. Si l’IA forte est l’égale des êtres humains, la superintelligence nous dépasserait largement et pourrait même tenter de contrôler le monde. Pensez au film La Matrice…