Dans une étude inspirée du film Super Size Me , un chercheur montre que l’entraînement à haute intensité peut compenser les effets néfastes de la malbouffe.
Dans le documentaire Super Size Me , sorti en 2004, l’Américain Morgan Spurlock se nourrit exclusivement de repas chez McDonald’s pendant un mois. Au terme de cette période, il constate qu’il a pris 11 kg et qu’il a un taux de cholestérol élevé, des sautes d’humeur et des problèmes de foie notamment.
Ce film a inspiré une étude d’ Antony Karelis , chercheur en sciences de l’activité physique à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). « On sait que la malbouffe augmente les risques de maladies cardiovasculaires et que l’entraînement par intervalles est une méthode très efficace pour diminuer les complications métaboliques associées à ces maladies. Pourquoi ne pas combiner les deux ? » s’est demandé le chercheur, qui a travaillé en collaboration avec son collègue Christian Duval , également de l’UQAM.
« Il y a près de 90 millions d’Américains qui mangent de la malbouffe quotidiennement. Des athlètes se disent qu’ils peuvent eux aussi en manger s’ils font de l’exercice. L’entraînement protège, oui, mais on ne sait pas jusqu’à quel point », ajoute Antony Karelis.