Que cherchez-vous ?

Publicité
26 avril 2018
Temps de lecture : 2 minutes

Le forçage génétique pour combattre la malaria?

Retenez bien ce terme : forçage génétique ou gene drive en anglais. Vous risquez d’en entendre parler au cours des prochaines années.

Dans leurs laboratoires, les scientifiques étudient depuis une cinquantaine d’années le forçage génétique chez les organismes sexués, une technique qui force notamment la transmission d’un gène à sa descendance. Mais cette technique a véritablement pris son essor vers 2010 avec le développement de CRISPR/Cas9, un autre outil de génie génétique qui permet de modifier certaines séquences d’ADN avec une très grande précision.

Le forçage génétique étant devenu plus sophistiqué, les chercheurs ont maintenant la «recette» pour éradiquer des gènes indésirables chez les prochaines générations d’insectes, par exemple. Pensons aux moustiques porteurs de la malaria ou de Zika. Ou bien aux mouches à fruit originaires du Japon qui causent des pertes astronomiques, se chiffrant en millions de dollars, aux agriculteurs de fruits et de légumes de la Californie et du Mexique. Dans le cas du moustique, le forçage génétique permet de l’altérer pour qu’il n’ait plus la possibilité de transporter et de transmettre le virus de la malaria.

Lors d’une conférence récente à ce sujet, Anthony James, chercheur en biologie moléculaire de l’université de Californie, expliquait les avantages du forçage génétique. «C’est un moyen rapide de propager des gènes chez des organismes qui ont des cycles de reproduction courts».

Publicité