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19 septembre 2013
Temps de lecture : 2 minutes

Les baleines à bosse ont de la culture!

Les côtes du golfe et de l’estuaire du Saint-Laurent sont un des rares endroits au monde où l’on peut observer, de juin à novembre, plusieurs espèces de grandes baleines et de plus petits cétacés, comme les bélugas et les dauphins à flanc blanc. Et c’est ce que font chaque année 300 000 touristes, en kayak de mer, en pneumatique ou à bord de bateaux de croisière.

On pourrait craindre que les mammifères marins soient dérangés et perturbés. Mais la navigation et l’observation sont très réglementées, au point même d’être devenues fort utiles aux scientifiques. Comme au Centre d’interprétation des mammifères marins (CIMM), à Tadoussac, où les chercheurs utilisent les observations de bénévoles formés à reconnaître les signes distinctifs individuels des baleines.

Leurs informations permettent, par exemple, de documenter les relations entre les cétacés d’un même groupe, de connaître leurs habitudes alimentaires ou d’étudier la croissance des jeunes au cours d’une saison. Bien entendu, les naturalistes eux-mêmes colligent leurs propres observations, à l’aide d’équipements performants.

Mais ce qui est nouveau et surtout précieux, c’est la puissance statistique de dizaines de milliers d’observations mises ensemble. Une étude, publiée dans le magazine états-unien Science en avril dernier, en donne une magnifique démonstration.

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