Le dossier original est disponible dans le numéro de QS de novembre 2013. Il a été modifié ci-dessous pour faciliter la lecture en ligne.
Aux niveaux fédéral et provincial (Fonds de recherche du Québec), de nombreux projets de lignes directrices et autres webinaires de formation sont en cours de préparation. Suffiront-ils à changer les pratiques ? Rien n’est moins sûr. « Il faut appliquer des sanctions, mais une approche uni uniquement punitive incite à cacher les problèmes. Pour réduire le nombre de cas d’inconduite, il est avant tout nécessaire d’agir sur les facteurs causaux, qui sont nombreux et bien identifiés. En fait, c’est toute la culture scientifique qui doit changer », pense Bryn William-Jones.
La tâche est donc ardue, mais la prise de conscience actuelle est un bon début. « De plus en plus de chercheurs commencent à plaider pour la publication d’études négatives et pour un accès libre à tous les résultats de recherche, publiés ou non », note l’éthicien.
Le salut pourrait bien venir de la communauté scientifique elle-même, et de sa mobilisation croissante sur Internet. Lorsque, en 2011, la revue Science a publié une étude de la NASA suggérant l’existence de bactéries vivant avec de l’arsenic à la place du phosphore dans leur ADN, les protestations ne se sont pas fait attendre.