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15 février 2013
Temps de lecture : 3 minutes

Tout n’est pas dans les gènes

Il y a bientôt 10 ans, le 14 avril 2003, on célébrait en fanfare l’achèvement du Projet génome humain. Grâce à une remarquable collaboration internationale, des chercheurs avaient réussi à établir le «séquençage» (l’ordre précis de tous les morceaux d’ADN) du génome humain.

Ce génome humain, c’est notre signature, notre «fil de vie». Il porte l’ensemble de notre information génétique en tant qu’espèce, dont celle de nos quelque 30 000 gènes.

Il y a 10 ans, la communauté scientifique manifestait son enthousiasme. Le raisonnement était le suivant: le Projet génome humain nous permet enfin de percer à jour le fonctionnement des gènes, d’identifier les mutations causant les maladies héréditaires et, avec un peu de chance, de les contrer. Tests prédictifs, thérapies géniques; tout semblait possible.

Aujourd’hui, on s’aperçoit que ce n’était qu’une étape dans la compréhension du vivant et du mécanisme génétique des maladies. Depuis, nous avons surtout découvert une complexité insoupçonnée dans les interactions entre les gènes. Ou dans les interactions entre les gènes et l’environnement.

Il faut reconnaître que le premier décryptage du génome humain était un peu grossier. Il s’est affiné, mais cela a pris plusieurs années. En fait, tout allait vite à cette époque, et les chercheurs corrigeaient leur copie au fur et à mesure.
Je peux en témoigner.

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