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16 novembre 2023
Temps de lecture : 1 minute

Des traces de produits laitiers dans des aliments véganes

Illustration: Shutterstock

Une équipe de l’Université Laval a testé 87 produits alimentaires achetés au Québec portant l’étiquette « végane » ou « fait à base de plantes », pour découvrir que 5,7 % d’entre eux contenaient des protéines de lait. Pour la majorité des produits fautifs, la présence de chocolat noir était en cause.

Voilà qui pose problème pour les personnes allergiques. Plus de 86 % d’entre elles se fient à l’étiquette végane, d’après un coup de sonde mené par l’équipe scientifique auprès d’individus allergiques aux œufs ou au lait. Aucun des 87 produits testés ne contenait d’œuf, par ailleurs, peut-on lire dans l’étude publiée dans la revue Allergy, Asthma & Clinical Immunology.

Sur la majorité des produits étiquetés comme étant véganes ou à base de plantes, il est indiqué, à titre de précaution pour les allergies, qu’ils peuvent contenir des traces de lait ou d’œuf. Cependant, l’étude affirme que ces produits ne devraient tout simplement pas porter le sceau végane (c’est-à-dire exempt de tout produit animal) puisque, dans les faits, ils ne le sont pas toujours.

« Certaines personnes très allergiques pourraient avoir de graves problèmes de santé en choisissant un produit qu’elles croient sécuritaire, mais qui contient des traces de produits laitiers », affirme Carole Fournier, nutritionniste et fondatrice d’Étiquetage ACC, une firme d’experts-conseils en étiquetage alimentaire veillant à la conformité des étiquettes.

Les termes « végane » et « fait à partir de plantes » ne sont pas clairement définis au Canada. Les manufacturiers appliquent donc leurs propres critères pour s’octroyer cette étiquette. « Ce n’est pas nécessairement fait dans l’optique de tromper les consommateurs, mais comme la définition des termes peut varier d’une entreprise à l’autre, ce n’est pas évident d’avoir une uniformité dans ce type d’étiquetage », explique Michelle Anstey, consultante en sécurité alimentaire chez NSF, une organisation de test, d’inspection et de certification de produits.

La réglementation relative à l’étiquetage des allergènes, cependant, est très clairement encadrée. Michelle Anstey ajoute qu’il vaut donc mieux se référer aux avertissements d’allergènes sur les produits plutôt que se baser sur l’étiquette végane. « Compte tenu de la popularité grandissante des produits véganes et à base de plantes, une approche concertée entre les législateurs, l’industrie alimentaire et les consommateurs afin de mieux définir ces étiquettes permettrait d’établir des directives plus claires quant aux allergènes, de mieux répondre aux attentes des consommateurs et d’éviter une certaine confusion », conclut-elle.

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