Satellites, drones, intelligence artificielle et capteurs faits maison : tous les moyens sont bons pour surveiller les volcans. Car il est temps de prendre cette menace au sérieux, avertissent des chercheurs.
Ils sont les seuls témoins du cataclysme du 8 mai 1902, mais ils attestent comme nuls autres la violence de l’évènement. Les objets, rassemblés dans un petit musée, semblent dégouliner comme dans un tableau de Dali. On trouve pêle-mêle une énorme cloche d’église en bronze, déformée et déchirée tel du chocolat fondu ; des bouteilles en verre et des piles d’assiettes amalgamées ; des monceaux de clous et de ciseaux en métal fusionnés sous l’effet de la chaleur. Ce jour-là, rien n’a été épargné par l’onde de choc. La ville de Saint-Pierre, en Martinique, a été rayée de la carte, pulvérisée en quelques secondes par un nuage de cendres, de roches et de gaz volcaniques craché par la montagne Pelée. Les 30 000 habitants sont morts sur le coup, asphyxiés et carbonisés par ces nuées ardentes.
Cette éruption est la plus meurtrière du 20 e siècle, mais d’autres plus récentes ont marqué les esprits. On peut bien sûr citer celle du mont Saint Helens, aux États-Unis, qui a projeté dans l’atmosphère 1,2 km 3