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23 novembre 2012
Temps de lecture : 4 minutes

La moitié pour la nature?

Comment le mouvement conservationniste international a poussé le précédent gouvernement du Québec à faire une étonnante promesse.

L’histoire commence en 2006. Le mouvement inter­national pour la conservation de la nature se cherche un second souffle. Les appels à l’opinion publique et aux gouvernements ne font plus autant recette. Il faut trouver quelque chose de neuf.

L’initiative viendra de l’aile «préservationniste», un courant un peu plus radical que les autres au sein de la mouvance écologiste. Ses partisans considèrent la nature comme une valeur en soi, à laquelle les humains doivent se soumettre; pour eux, l’important est de sauver la nature «sauvage», ou ce qu’il en reste. Par opposition, les conservationnistes qu’on peut qualifier de «traditionnels» sont centrés sur la protection de l’environnement au sens large, incluant les écosystèmes exploités; ils militent pour le développement durable.

Aires protégées QuébecLes préservationnistes sont alors en force, grâce à la Wild Foundation. Créée en 1974 par Ian Player, un médecin sud-africain, la WF a d’abord soutenu des projets voués à la protection d’animaux africains victimes de la chasse. Son action est pratique, mais ses motivations sont morales: ayant massacré la nature, les humains ont un devoir impérieux de préserver ce qu’il en reste. Depuis que la Wild Foundation a établi son quartier général à Boulder, au Colorado, elle vise large.

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